« Pour un poulet différent au Québec »

Une campagne de sensibilisation lancée par la Coopérative La Mauve

Les limites de la production de poulets hors quota touchent directement de nombreux agriculteurs et, par le fait même, l'approvisionnement de boucheries et marchés d’alimentation, et finalement les consommateurs en général.

Pourquoi?

Au Canada, le poulet, comme le dindon, les œufs et le lait, est une production soumise à la gestion de l’offre.  

 

Installé dans les années 60, ce système vise, comme son nom l’indique, à équilibrer l’offre et la demande. En gérant les quantités produites au pays pour équivaloir à ce que nous consommons à l’intérieur de nos frontières, nous avons réussi à stabiliser les prix pour le consommateur et à protéger le revenu des fermes. Comme société, nous avons choisi de protéger ces secteurs agricoles du libre marché. C’est ce qui a permis de développer une agriculture forte dont nous pouvons être fiers. Dans un monde idéal, c’est l’achat local à son meilleur mais, en réalité, ce n’est pas aussi simple.

Pour avoir accès à ce système, les producteurs sous gestion de l’offre doivent acheter un droit de produire, appelé « quota ». Au Québec, on calcule le quota de poulet au mètre carré. Avec le temps, ces quotas ont été soumis à la spéculation. Ils sont aujourd’hui non seulement hors de prix, mais leur transaction est aussi limitée. Par exemple, si vous voulez démarrer une ferme de poulets, vous devrez acheter au minimum un quota de 10 m2, ce qui correspond à environ 775 poulets de 2 kg par année. Il vous en coûtera 10 000$, juste pour le droit de produire, avant même d’avoir construit un seul bâtiment ou acheté une seule bête à plume. Même si vous pouviez vous le permettre, la transaction des quotas est réglementée et pas toujours possible. Pas évident dans ces conditions de démarrer sa propre ferme!

 

POUR LA SUITE ET APPUYER : http://pouletdifferent.blogspot.ca/


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